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Comment se protéger des piqûres de moustiques
vecteurs de Chikungunya

Direction générale de la santé
http://www.invs.sante.fr/beh/2006/hs_310106/hs_310106.pdf

Le moustique vecteur de l'épidémie apparue à la Réunion, est du genre Aedes, moustique diurne dont l'activité est continue tout au long du jour avec cependant des pics en début et en fin

Toutefois aucune mesure n'est efficace a 100% et c'est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission. C'est pourquoi la mobilisation conjointe de l'ensemble des acteurs (tant au niveau des collectivités territoriales, des services de l'État que de la population et des professionnels de santé), telle qu'elle se met en place à la Réunion, est un facteur essentiel de succès de la lutte antivectorielle.

La prévention individuelle (*)

Elle passe par l'utilisation de moyens de protection physiques et chimiques.
Porter des vêtements longs et protéger les pieds et chevilles est une mesure très efficace pour réduire l'exposition aux piqûres. L'imprégnation des vêtements par des insecticides à base de pyréthrinoïdes ou des répulsifs la renforce.

Les répulsifs absorbés dans les fibres des tissus s'évaporent très lentement, augmentant ainsi la rémanence, et confèrent une protection à plus long terme. Ceci offre des avantages en termes de persistance, de coût et de sécurité d'emploi (contact avec la peau fortement réduit par rapport à une application cutanée).

Des répulsifs peuvent également être appliqués sur la peau ; ils contiennent un principe actif qui éloigne les insectes sans toutefois les tuer. Des précautions d'emploi sont à respecter chez la femme enceinte et l'enfant, et il convient de prendre conseil auprès d'un médecin ou d'un pharmacien (tableau 1).

Pour les nouveau-nés et nourrissons avant trois mois les produits répulsifs ne doivent pas être utilisés. L'emploi de moustiquaires de berceau, si possible imprégnées d'insecticides pyréthrinoïdes (perméthrine, deltaméthrine), est le seul moyen de protection efficace. Ces produits sont d'une grande sécurité d'emploi et de longue durée d'action. Certaines moustiquaires du commerce vendues déjà imprégnées ont des mailles larges et ainsi permettent une meilleure ventilation tout en garantissant la protection contre les moustiques du fait du traitement insecticide.

Synthèse sur les recommandations d'utilisation des répulsifs a (d'après IRD - Montpellier, janvier 2006)
Catégorie d'âge active b Substance active (b) Concentrations
Avant 3 mois Aucune -
De 3 mois à 2 ans Citriodiol 30 à 50 %
De 2 ans à 12 ans
et femmes enceintes
Citriodiol
KBR 3023
IR3535
30 à 50 %
20 à 30 %
20 à 35 %
> 12 ans
sauf femmes enceintes
Tous cités +
DEET (c)
30 à 50 %

(a) Précautions d'emploi : éviter le contact avec les yeux et les muqueuses. Pas plus de 3 applications/jour.
(b) A titre indicatif, sont indiqués ici quelques noms de formulations commerciales qui correspondent aux concentrations indiquées (sans prendre en compte les associations de produits) :
  • de 3 mois à 2 ans : Mosiguard Naturel (spray)
  • de 2 ans à 12 ans et femmes enceintes : Mosiguard Naturel (spray), Insect Ecran special tropique (spray), Moustifluid zones infestées (spray), Prebutix lotion haute protection (spray), Cinq sur Cinq (lotion)
  • plus de 12 ans sauf femmes enceintes : tous les produits cités ci-dessus plus Insect Ecran peau adulte (spray), Mouskito tropic (stick, spray)
(c) Éviter les contacts du diéthyl toluamide (DEET) avec les plastiques, vernis, verres de montres et lunettes, attention, le DEET diminue l'efficacité des crèmes solaires (environ d'un tiers).

La prévention dans l'habitat

le traitement systématique à l'aide d'insecticides pyréthrinoïdes des rideaux de portes, voilages, fenêtres et séparations intérieures, de même que l'utilisation de moustiquaires, sont utiles en complément des plaquettes ou tortillons fumigènes (à l'extérieur ou dans une pièce aérée).

La destruction des gîtes larvaires potentiels est très fortement recommandée (ex : pots de fleurs, récipients divers, pneus usagés et déchets encombrants divers constituent des zones d'eau stagnante…).

Les actions environnementales de lutte contre le vecteur

Complé-tées par de l'éducation sanitaire, sont basées sur :
  • la réduction du nombre de gîtes larvaires par suppression de toutes les réserves d'eau stagnante dans et à proximité des maisons et, lorsque cette suppression n'est pas possible, par application de traitements larvicides ;
  • la lutte contre le vecteur adulte par pulvérisation d'insecticide en zone infectée.
Aucune mesure n'est efficace a 100% et c'est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission. C'est pourquoi la mobilisation conjointe de l'ensemble des acteurs (tant au niveau des collectivités territoriales, des services de l'État que de la population et des professionnels de santé), telle qu'elle se met en place à la Réunion, est un facteur essentiel de succès de la lutte antivectorielle.
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