J.O n° 76 du 30 mars 2006 page 4768 texte n° 29
Décrets, arrêtés, circulaires Textes
généraux Ministère de la santé et des
solidarités
Arrêté du 23 mars 2006 portant approbation de
l'avenant n° 12 à la convention nationale des médecins généralistes
et des médecins spécialistes
NOR: SANS0621311A
Le ministre de la santé et des solidarités et le
ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux
personnes handicapées et à la famille,
Vu le code de la
sécurité sociale, et notamment les articles L. 162-5 et L.
162-15,
Arrêtent :
Article 1
Est approuvé l'avenant n° 12 à la convention
nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes
approuvée par l'arrêté du 3 février 2005, annexé au présent arrêté,
et conclu le 3 mars 2006 entre, d'une part, l'Union nationale des
caisses d'assurance maladie et, d'autre part, la Confédération des
syndicats médicaux français et l'Alliance intersyndicale des
médecins indépendants de France.
Article 2
Le directeur général de la santé et le directeur
de la sécurité sociale au ministère de la santé et des solidarités
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du
présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 23 mars 2006.
Le ministre de la santé et des
solidarités,
Xavier Bertrand
Le ministre délégué à la
sécurité sociale,
aux personnes âgées,
aux personnes
handicapées
et à la famille,
Philippe
Bas
A V E N A N T N° 12
À LA CONVENTION NATIONALE ORGANISANT LES RAPPORTS
ENTRE LES MÉDECINS LIBÉRAUX ET L'ASSURANCE MALADIE SIGNÉE LE 12
JANVIER 2005
Vu le code de la sécurité sociale, et notamment
l'article L. 162-5 ;
Vu la convention nationale organisant
les rapports entre les médecins libéraux et l'assurance maladie
signée le 12 janvier 2005 publiée au Journal officiel du 11 février
2005, ses avenants et ses annexes,
Préambule
Les partenaires conventionnels constatent, un an
après la signature de la convention nationale du 12 janvier 2005,
que la mise en oeuvre du dispositif de médecin traitant a été un
véritable succès qui s'est traduit par une adhésion de plus des
trois quarts des assurés.
Le choix des patients s'est porté
sur les médecins généralistes, avec 93 % de déclaration de médecins
traitants, plaçant la médecine générale au coeur même du dispositif
d'organisation des soins. Ainsi, on constate d'ores et déjà une
évolution de l'organisation du système de soins ambulatoire, les
médecins traitants assurant les soins de premier recours et la
coordination des soins, tout en permettant de conserver une liberté
d'accès aux médecins spécialistes. Ces derniers sont amenés à se
concentrer progressivement sur la prise en charge de soins
véritablement spécialisés, permettant une utilisation de leur temps
médical plus cohérente avec les évolutions
démographiques.
Par ailleurs, la mise en place de la maîtrise
médicalisée a permis de diminuer les dépenses injustifiées sur
plusieurs postes, notamment les arrêts de travail et certaines
classes thérapeutiques, en respectant mieux les conditions de prise
en charge des patients en affection de longue durée. Les économies
estimées se montent à 722 millions d'euros, fin décembre 2005, sur
la part relevant de la responsabilité des médecins libéraux. Cet
effort, qui se traduit par une évolution des dépenses de soins de
ville inférieure à 3 %, a participé au respect de l'enveloppe «
soins de ville » de l'Objectif national des dépenses d'assurance
maladie votée par le Parlement pour l'année 2005. Ainsi, la
constatation de ces premiers résultats témoigne de la dynamique
engagée à la fois par les médecins libéraux, les assurés et les
caisses d'assurance maladie.
Toutefois, les partenaires
conventionnels constatent que la mise en oeuvre du parcours de soins
coordonnés s'est traduite par des modifications substantielles des
conditions d'exercice de la médecine libérale, nécessitant
d'accompagner ces évolutions, tout particulièrement pour certaines
spécialités cliniques et certains modes d'exercice
particulier.
Ils rappellent que l'objectif du parcours de
soins est aussi de valoriser à la fois les rôles de médecin
traitant, médecin correspondant et de médecin consultant et le souci
de conserver à ce parcours un caractère médicalisé.
Ils
décident de mener une communication adaptée sur l'ensemble des
règles de fonctionnement du parcours de soins à la fois auprès des
médecins, des caisses locales et des assurés sociaux.
Dans ce
contexte, ils s'accordent sur la nécessité de renforcer les actions
mises en oeuvre dans la réforme de l'assurance maladie du 13 août
2004.
Ils conviennent en premier lieu de finaliser le
déploiement du médecin traitant et de conforter son rôle dans
l'organisation du système de soins, prioritairement dans le domaine
de la prévention et de la coordination des soins.
Ils
proposent d'accompagner les spécialités dont les conditions
d'exercice ont été substantiellement modifiées par la mise en place
du parcours de soins coordonnés par des mesures structurelles en
accélérant la nécessaire valorisation de certains de leurs actes
déjà prévue dans la nouvelle Classification commune des actes
médicaux et en s'inscrivant dans la perspective de la mise en place
de la CCAM clinique prévue dans la convention du 12 janvier
2005.
Ils souhaitent poursuivre sur deux ans la dynamique
engagée pour la maîtrise médicalisée sur les thèmes déjà retenus en
2005 et l'élargir à de nouveaux thèmes en 2006 et 2007, dans le
souci de permettre, grâce aux économies ainsi dégagées, de favoriser
le maintien d'une assurance maladie solidaire et d'améliorer la
prise en charge des patients.
Ils s'accordent pour mettre en
oeuvre les revalorisations prévues à l'article 1er-5 de la
convention nationale.
Ils réaffirment enfin leur souhait de
revaloriser progressivement les conditions d'exercice de la médecine
libérale et d'améliorer la prise en charge des soins grâce aux
économies dégagées dans le cadre de la maîtrise médicalisée
;
Il est donc convenu ce qui suit :
Article 1er
Dans le cadre du parcours de soins coordonnés, le
rôle du médecin traitant doit être pérennisé, tant dans son action
de coordination, en particulier pour les patients atteints d'une
affection de longue durée, que dans le cadre de sa mission de
prévention et de promotion de la santé.
Dès lors, en
cohérence avec les objectifs de la loi de santé publique, les
parties signataires conviennent de la nécessité d'engager
progressivement les médecins traitants dans des programmes de
prévention, en priorité sur les thèmes suivants :
- la
iatrogénie médicamenteuse chez les personnes âgées ;
- le
cancer du sein ;
- les facteurs de risque pour la femme
enceinte ;
- les risques cardiovasculaires, en premier lieu
le diabète ;
- l'obésité chez les jeunes.
Pour l'année
2006, l'UNCAM et les syndicats signataires conviennent que l'action
des médecins traitants portera sur la prévention du cancer de sein,
sur l'accompagnement des patients diabétiques et sur la lutte contre
la iatrogénie médicamenteuse chez les personnes
âgées.
L'action sur la prévention du cancer du sein consiste,
pour le médecin traitant, à encourager chacune de ses patientes
âgées de 50 à 74 ans à participer au dépistage organisé du cancer du
sein coordonné par l'InCa, selon la périodicité recommandée, à
assurer, le cas échéant, la coordination avec le médecin gynécologue
et à renseigner le dossier médical. Cette action s'appuie sur les
travaux de l'InCa, de la Haute Autorité de santé, de l'InVS et de
l'OPEPS.
Dans le cadre de leur activité spécifique de
coordination des soins et compte tenu des enjeux de santé publique,
les médecins traitants sont incités à améliorer la prise en charge
de la pathologie diabétique en 2006. Ces actions de coordination des
soins et de prévention des complications destinées aux patients
diabétiques s'appuient sur les référentiels et recommandations de la
Haute Autorité de santé.
L'action de prévention de la
iatrogénie médicamenteuse s'adresse prioritairement aux patients de
plus de 65 ans consommant de façon répétée sept médicaments et plus,
de classes thérapeutiques différentes. L'enjeu n'est pas de diminuer
la prescription médicamenteuse mais de s'interroger sur des
médicaments redondants ou inadaptés avec risque de iatrogénie pour
le patient.
Cette action s'appuie sur les références
médicales disponibles, notamment celles issues des travaux de la
Haute Autorité de santé et de l'AFSSaPS.
Le médecin traitant
est incité, à l'occasion de la consultation de son patient, à
examiner les médicaments consommés, à analyser les interactions et
les risques, à renseigner le dossier médical et à promouvoir la
couverture anti-grippale.
L'assurance maladie s'engage de son
côté, et dans l'attente du déploiement du DMP, à mettre à
disposition des médecins, courant 2006, avec l'accord de leur
patient, les historiques des remboursements facilitant la
connaissance des traitements pris en charge.
Le détail de ces
programmes et des indicateurs retenus pour suivre la mise en oeuvre
de ces programmes figure en annexe 1 au présent avenant.
Pour
l'année 2007, les partenaires conventionnels conviennent de
poursuivre le programme de prévention ci-dessus et de définir de
nouveaux thèmes.
Article 2
L'impact de la mise en place du parcours de soins
ayant entraîné, au 31 décembre 2005, pour certaines spécialités ou
qualifications, une évolution sensible de leur activité, la mise en
oeuvre de mesures structurelles d'accompagnement est
nécessaire.
Ce constat concerne les spécialités suivantes
:
- la dermatologie ;
- l'oto-rhino-laryngologie
;
- la rhumatologie ;
- la médecine physique et de
réadaptation ;
- l'endocrinologie ;
- la
cardiologie,
et les qualifications suivantes :
-
l'allergologie ;
- l'angéiologie.
A cet effet, les
parties signataires conviennent, dans le cadre de la refonte de la
nomenclature des actes techniques, d'accélérer la progression vers
les tarifs cibles de la CCAM technique pour certains actes fréquents
insuffisamment valorisés par l'ancienne nomenclature générale des
actes professionnels. L'UNCAM s'engage à accélérer l'inscription sur
la liste des actes et prestations remboursables de certains actes
considérés par les partenaires conventionnels comme susceptibles
d'améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Cela sera
notamment le cas de la prise en charge de l'ostéodensitométrie, dans
le cadre d'une stratégie globale de prise en charge de l'ostéoporose
élaborée par la Haute Autorité de santé.
Les partenaires
conventionnels proposent également pour les médecins spécialistes ou
qualifiés en médecine physique et de réadaptation la création d'une
majoration spécifique applicable aux consultations de prescription
de certains types d'appareillages de première mise.
Le détail
de ces mesures d'accompagnement figure en annexe 2 au présent
avenant. Elles interviendront au 15 avril 2006.
L'activité et
les conditions d'exercice des spécialités ou qualifications
concernées, ainsi que l'impact des mesures d'accompagnement décrites
dans le présent avenant, feront l'objet d'un suivi régulier par les
partenaires conventionnels permettant de prendre, le cas échéant,
les mesures adaptées.
Article 3
Les parties signataires se sont engagées lors de
la signature de la convention nationale le 12 janvier 2005 à définir
annuellement les objectifs et thèmes de la maîtrise médicalisée des
dépenses de santé.
Article 3.1
Elles s'accordent en premier lieu pour poursuivre
en 2006 les efforts de maîtrise médicalisée portant sur les thèmes
de 2005 : prescriptions d'antibiotiques, de statines et
d'anxiolytiques/hypnotiques, respect de la réglementation relative à
l'ordonnancier bizone et aux arrêts de travail.
Les parties
signataires s'entendent également pour mettre rapidement en oeuvre
les accords de bon usage des soins relatifs à l'utilisation des
anti-agrégants plaquettaires et à la pratique de la coloscopie après
polypectomie.
Enfin, la médicalisation de la prescription de
transport permettant d'adapter le mode de transport prescrit à
l'état de santé du malade et à son degré d'autonomie fera l'objet de
discussions avec l'ensemble des professionnels concernés aboutissant
à un nouvel engagement de maîtrise, conforté par la mise en oeuvre
du dispositif réglementaire correspondant.
Dans ce contexte,
pour l'année 2006, les parties conviennent des objectifs de maîtrise
médicalisée portant sur les thèmes 2005 suivants :
Sous forme
d'engagements de maîtrise médicalisée :
- diminution du
niveau de consommation des antibiotiques afin de réduire le risque
de développement des résistances, optimisation de l'utilisation des
antibiotiques de nouvelle génération en les réservant aux infections
graves, relance de la campagne sur le test de diagnostic rapide de
l'angine (TDR) : infléchissement en 2006 de 10 % des montants 2005
de la prescription d'antibiotiques permettant d'atteindre l'objectif
de - 25 % à l'horizon 2006, défini en 2002 ;
- baisse de 1 %
des dépenses liées aux arrêts de travail en 2006 par rapport à
l'année 2005 ;
- poursuite de la stabilité en montant des
prescriptions des statines par rapport au niveau observé en 2005, de
la promotion des génériques de la simvastatine et de la pravastatine
ainsi que des faibles dosages, notamment en initiation de traitement
;
- diminution de 5 % des montants de prescriptions
d'anxiolytiques et d'hypnotiques en 2006 par rapport à l'année 2005
;
- respect de la réglementation de l'ordonnancier bizone et
des feuilles de soins notamment pour les médicaments, la biologie et
la masso-kinésithérapie : diminution de 4 points du ratio des
dépenses en rapport avec une affection de longue durée relativement
à l'ensemble des dépenses.
Sous forme d'accords de bon usage
de soins (AcBUS) :
- efficience des prescriptions
d'anti-agrégants plaquettaires (AAP) : augmentation d'au moins 3
points du nombre de patients sous aspirine seule ou associée à un
autre AAP sur l'ensemble des patients sous AAP ;
- bon usage
de la coloscopie après polypectomie : taux de patients ayant
bénéficié d'une polypectomie et chez lesquels on observe une (ou
plusieurs) nouvelle(s) coloscopie(s) entre les 4e mois (inclus) et
24e mois suivant la polypectomie inférieur à 0,5 % à 2 ans.
A
cet effet, les parties définissent, pour 2006, les nouveaux thèmes
et objectifs de maîtrise médicalisée suivants :
Les syndicats
de médecins libéraux et l'UNCAM s'engagent à finaliser le projet de
protocole d'accord interprofessionnel avec les syndicats nationaux
de pharmaciens favorisant le développement de la prescription de
médicaments génériques avant le 15 mars 2006.
Le respect des
recommandations médicales et des indications thérapeutiques
remboursables des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), tout en
favorisant la prescription des médicaments au plus faible coût à
efficacité thérapeutique identique : baisse de 3 % de l'évolution
des dépenses par rapport à l'évolution tendancielle. S'agissant du
médicament, un effort additionnel devra porter sur la prescription
des médecins dans le répertoire du médicament générique, notamment
sur la classe thérapeutique des statines, des IPP et des inhibiteurs
de l'enzyme de conversion (IEC) et des sartans.
Utilisation
d'un référentiel médical permettant d'adapter le mode de transport
prescrit à l'état de santé du malade et à son degré d'autonomie :
infléchissement des montants tendanciels 2006 des prescriptions de
transport correspondant à une croissance de 3 % en 2006.
Pour
l'année 2007, les parties conviennent de continuer la maîtrise
médicalisée sur les thèmes retenus pour 2005 et 2006 avec les
objectifs suivants :
Sous forme d'engagements de maîtrise
médicalisée :
- baisse de 5 % des montants 2006 de la
prescription d'antibiotiques ;
- poursuite de la stabilité en
dépense des prescriptions des statines par rapport au niveau observé
en 2006, de la promotion des génériques de la simvastatine et de la
pravastatine ainsi que des faibles dosages, notamment en initiation
de traitement ;
- diminution de 5 % des montants de
prescriptions d'anxiolytiques et d'hypnotiques en 2007 par rapport à
l'année 2006 ;
- stabilisation des dépenses liées aux arrêts
de travail en 2007 par rapport à l'année 2006 ;
- diminution
de 2 points du ratio des dépenses en rapport avec une affection de
longue durée relativement à l'ensemble des dépenses ;
-
prescription dans le répertoire du médicament générique, notamment
sur la classe thérapeutique des statines, des IPP et des inhibiteurs
de l'enzyme de conversion (IEC) et des sartans ;
-
infléchissement de 3 % de la croissance des montants de prescription
des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) en 2007 par rapport à
l'année 2006 ;
- infléchissement des montants tendanciels
2007 des prescriptions de transport correspondant à une croissance
nulle en 2007.
Sous forme d'accords de bon usage de soins
(AcBUS) : maintien des objectifs définis pour 2006 :
-
efficience des prescriptions d'anti-agrégants plaquettaires (AAP) :
augmentation d'au moins 3 points du nombre de patients sous aspirine
seule ou associée à un autre AAP sur l'ensemble des patients sous
AAP ;
- bon usage de la coloscopie après polypectomie : taux
de patients ayant bénéficié d'une polypectomie et chez lesquels on
observe une (ou plusieurs) nouvelle(s) coloscopie(s) entre les 4e
mois (inclus) et 24e mois suivant la polypectomie inférieur à 0,5 %
à 2 ans.
Les parties définissent pour 2007 les nouveaux
thèmes et objectifs de maîtrise médicalisée suivants :
-
infléchissement des montants tendanciels 2007 des prescriptions
d'antihypertenseurs notamment en limitant les associations de ces
médicaments, infléchissement qui devra se traduire par une
croissance de 6 % en 2007 ;
- diminution du nombre d'actes
diagnostiques et thérapeutiques redondants pour 30 MEUR ; le champ
de ces efforts et leur ampleur sera défini par les partenaires
conventionnels sur la base des référentiels de la HAS et des travaux
de l'observatoire de la CCAM à partir des analyses effectuées sur
les actes réalisés dans les différentes régions françaises
;
- diminution de la prescription de location de lits
médicalisés au-delà de la première année au bénéfice de l'achat de
lits médicalisés.
Article 3.2
L'appréciation du respect des objectifs de
maîtrise médicalisée tiendra compte le cas échéant des situations
d'épidémies graves ayant fait l'objet de mesures particulières des
autorités sanitaires sur tout ou partie du territoire
national.
Dans un souci d'équité, l'UNCAM veillera, de son
côté, à ce que soient associés aux efforts de maîtrise médicalisée
les établissements et les prescripteurs hospitaliers.
Enfin,
les partenaires veilleront particulièrement à ce que la formation
conventionnelle appuie l'atteinte des objectifs de maîtrise définis
dans le présent avenant.
Article 4
Outre le bénéfice des mesures d'accompagnement
prévues à l'article 2 du présent avenant et afin d'encourager la
dynamique de maîtrise médicalisée, les parties signataires
conviennent de mettre en place, dans le prolongement des
dispositions de l'article 1.5 de la convention nationale, les
mesures suivantes :
Article 4.1
La majoration de coordination, définie aux
articles 1.2.2 et 7.2 de la convention nationale, est revalorisée au
31 mars 2006 à hauteur de 1 EUR, ce qui la porte :
- pour le
médecin généraliste correspondant (MCG), à 3 EUR ;
- pour le
médecin spécialiste correspondant (MCS), à 3 EUR ;
- pour le
psychiatre, neuropsychiatre ou neurologue correspondant (MCS), à 4
EUR.
Le montant de la MPC applicable pour les patients de
moins de 16 ans (« MPJ ») est revalorisé au 31 mars 2006 à hauteur
de 1 EUR, ce qui le porte :
- pour le médecin spécialiste à 5
EUR ;
- pour le psychiatre, neuropsychiatre ou neurologue à
6,70 EUR.
Article 4.2
La majoration nourrisson des pédiatres (MNP)
définie à l'article 7.7 de la convention nationale est revalorisée
au 31 mars 2006 à hauteur de 1 EUR, ce qui la porte à 3 EUR.
Article 4.3
Afin de valoriser certains actes de médecine
générale, les partenaires conventionnels souhaitent créer, au 15
avril 2006, une majoration de 3 EUR pour les consultations réalisées
par le médecin généraliste auprès d'enfants entre leur deuxième et
leur sixième anniversaire, lorsqu'elles comportent un
interrogatoire, un examen complet, un entretien de conclusions avec
la conduite à tenir, les prescriptions préventives ou thérapeutiques
ou d'examens complémentaires éventuels et qu'elles donnent lieu à
une mise à jour du carnet de santé. Par dérogation, les médecins du
secteur à honoraires différents pourront coter cette majoration dans
le cadre de soins délivrés aux bénéficiaires de la CMU
complémentaire.
Cette majoration ne pourra pas se cumuler
avec la majoration nourrisson (MNO) ni avec la majoration prévue à
l'article 14-4-1 « Forfait pédiatrique du médecin omnipraticien »
des dispositions générales de la NGAP.
Cette mesure ne
s'appliquera que sous réserve de la publication préalable de la
modification de la liste citée à l'article L. 162-1-7 du code de la
sécurité sociale.
Article 4.4
Après le deuxième alinéa de l'article 7.3 de la
convention nationale, est ajoutée la phrase suivante :
«
Cette majoration (MCC) pourra être cotée dans les mêmes conditions
pour les consultations réalisées auprès des patients de moins de 16
ans. »
Cette majoration est revalorisée au 31 mars 2006 à
hauteur de 1 EUR, ce qui la porte à 3,27 EUR.
Article 5
Les parties prévoient, compte tenu des engagements
pris en matière de maîtrise médicalisée pour 2006 et 2007 et de
l'engagement des médecins traitants dans les actions de prévention
mentionné à l'article 1er, de porter au 1er août 2006 à 21 euros la
valeur de la lettre clé C des médecins généralistes.
Article 6
Les partenaires s'engagent à suivre attentivement
l'évolution des dépenses relevant de l'ONDAM. Dans le cadre de ce
suivi et le cas échéant, les partenaires se réuniront afin
d'envisager des mesures adaptées pour faire face à un éventuel
risque d'intervention des dispositifs prévus à l'article L. 114-4-1
du code de la sécurité sociale.
Article 7
En fonction des résultats de la maîtrise
médicalisée compatibles avec les équilibres financiers votés par le
Parlement dans le cadre des lois de financement de la sécurité
sociale, les partenaires conventionnels s'engagent à favoriser, dans
le cadre de la réforme de la consultation, la convergence des
lettres clés C et CS et la mise en oeuvre d'une nouvelle étape de la
CCAM technique.
Fait à Paris, le 3 mars 2006.
Pour l'UNCAM :
F. Van
Roekeghem,
directeur général
Au titre des généralistes :
Pour la CSMF :
M.
Chassang,
président
Au titre des spécialistes :
Pour Alliance :
F.
Benouaich,
président
Pour la CSMF :
M.
Chassang,
président
A N N E X E 1
ACTIONS DE PRÉVENTION DU
MÉDECIN TRAITANT
1. L'action sur la prévention du cancer du sein
s'adresse aux 4 millions de femmes de 50 à 74 ans non incluses
actuellement dans le programme de dépistage organisé sur les 8
millions susceptibles d'en bénéficier.
Le programme de
dépistage organisé du cancer du sein est coordonné par l'INCA.
L'objectif est d'atteindre le taux d'inclusion de 80 % prévu par le
plan cancer.
Le médecin traitant, à l'occasion d'une
consultation de sa patiente, vérifie son inclusion dans le dépistage
organisé et s'assure de l'observance de la périodicité recommandée
pour la mammographie, le cas échéant en assurant la coordination
avec le gynécologue.
Face à une non-inclusion ou une
périodicité inadéquate, il encouragera sa patiente, à l'aide des
explications nécessaires, à respecter les modalités prévues pour le
dépistage organisé. Il assurera éventuellement son orientation vers
la structure de prise en charge de ce dépistage, si nécessaire en
cohérence avec l'intervention du gynécologue.
Le médecin
traitant dispose des références médicales en vigueur, notamment
celles issues des travaux de la Haute Autorité de santé et des
travaux épidémiologiques de l'InVS et de l'OPEPS.
L'assurance
maladie met à la disposition du médecin traitant, avec l'accord de
leur patiente, les historiques des remboursements (dès disponibilité
de l'outil) facilitant la connaissance des actes de mammographie
pris en charge.
Elle fournit également des plaquettes
d'information sur le dépistage organisé du cancer du sein à
l'attention des patientes.
Le suivi de cette action de
prévention sera réalisé au plan national et local à l'aide de trois
indicateurs :
- taux d'inclusion de la population cible dans
le programme organisé de dépistage du cancer du sein ;
- taux
de femmes de 50 à 74 ans avec acte de mammographie réalisé dans le
cadre du dépistage organisé (code CCAM : QEQK004) ;
- taux de
femmes de 50 à 74 ans avec acte de mammographie bilatérale (code
CCAM : QEQK001), à l'exclusion du dépistage.
2. Rôle du
médecin traitant dans la coordination des soins et la prévention des
risques cardio-vasculaires des patients diabétiques :
Pour
améliorer la prise en charge de la pathologie diabétique, le médecin
traitant s'engage à renforcer ses actions pour les patients
diabétiques tant dans la coordination des soins que dans la
prévention des complications.
La coordination des soins
comportera préalablement une actualisation du protocole de soins,
conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (à
paraître), en concertation avec l'ensemble des médecins
correspondants participant à la prise en charge
médicale.
Cette étape d'actualisation du protocole de soins
inclura l'ensemble des actes et prestations nécessaires au
traitement de l'affection et à la prise en compte des co-morbidités.
Le médecin traitant s'assurera également que les besoins en matière
d'éducation thérapeutique tant comportementale que pour la prise en
charge de la maladie sont bien définis.
Il assurera à son
niveau ou avec l'appui des spécialistes et des structures adéquates
l'éducation thérapeutique de son patient autour d'objectifs définis
conjointement (taux d'hémoglobine glyquée, poids, activité physique,
réduction des facteurs de risques, etc.).
Le médecin
traitant, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de
santé, s'assurera de l'atteinte des objectifs prédéfinis et mettra
en oeuvre les mesures correctrices éventuellement nécessaires. Il
vérifiera l'absence de survenue de nouveaux facteurs de risques
et/ou de nouvelles complications.
Le médecin traitant dispose
des références médicales en vigueur, notamment celles issues des
travaux de la Haute Autorité de santé.
L'assurance maladie
met à la disposition du médecin traitant, avec l'accord de leur
patient, les historiques des remboursements (dès disponibilité de
l'outil) facilitant la connaissance des soins et prestations pris en
charge.
Elle lui fournit également la liste des structures
susceptibles de prendre en charge l'éducation thérapeutique du
patient ainsi que toutes les plaquettes d'information sur la prise
en charge et la prévention du diabète à l'attention des
patients.
Cette action sera suivie au plan national et local
à l'aide d'indicateurs spécifiques issus des recommandations de la
Haute Autorité de santé.
Par exemple :
- taux
d'hémoglobine glyquée pour la population concernée ;
- nombre
de patients de la population concernée ayant bénéficié d'une
consultation d'ophtalmologie annuelle ;
- nombre de patients
de la population concernée ayant bénéficié d'un électrocardiogramme
de repos annuel ;
- nombre de patients de la population
concernée ayant bénéficié d'une microalbuminurie annuelle.
3.
L'action de prévention de la iatrogénie médicamenteuse s'adresse aux
patients de plus de 65 ans repérés prioritairement, compte tenu des
risques encourus, par 10 délivrances médicamenteuses dans l'année
avec 7 médicaments différents ou plus par délivrance.
Parmi
les 10 millions de personnes de plus de 65 ans, environ 1,5 million
entrent dans ce champ (indicateur de référence de la population
cible), ce qui représente en moyenne 30 patients par an et par
médecin traitant.
Lorsque ces patients consultent, le médecin
traitant réalise une revue de médicaments lui permettant de lister
les médicaments consommés (prescription de tous les médecins
consultés et auto-médication du patient), d'analyser les
interactions médicamenteuses et de prendre les mesures nécessaires,
le cas échéant, pour adapter les prescriptions, en concertation avec
les médecins correspondants concernés. Il assure la sensibilisation
de son patient sur les risques encourus et renseigne le dossier
médical avec les résultats de cette revue de médicaments.
Par
ailleurs, afin de limiter des prescriptions supplémentaires, le
médecin traitant s'assure annuellement de la couverture antigrippale
de son patient.
Le médecin traitant dispose des références
médicales en vigueur, notamment celles issues des travaux de la
Haute Autorité de santé et de l'AFSSaPS. Un programme d'évaluation
des pratiques professionnelles sur le thème de la iatrogénie
médicamenteuse est également disponible auprès de la Haute Autorité
de santé.
L'assurance maladie met à la disposition du médecin
traitant, avec l'accord de leur patient, les historiques des
remboursements (dès disponibilité de l'outil) facilitant la
connaissance des traitements pris en charge.
Elle fournit
également des plaquettes d'information sur la iatrogénie
médicamenteuse destinées au patient.
Cette action de
prévention sera suivie au plan national et local, avec un retour
d'information au médecin traitant.
Ce suivi sera réalisé,
dans un premier temps, avec l'indicateur de référence de la
population cible et deux indicateurs de qualité étudiés sur la
population du médecin traitant entrant dans le champ de l'action
:
- taux de patients avec benzodiazépines à demi-vie longue
prescrites ;
- taux de patients avec vasodilatateurs
cérébraux prescrits.
Le taux de vaccination antigrippale de
la population de 65 ans du médecin traitant sera également suivi et
fera l'objet d'un retour d'information auprès de celui-ci.
A N N E X E 2
MESURES D'ACCOMPAGNEMENT POUR LES SPÉCIALITÉS ET
QUALIFICATIONS DÉFINIES À L'ARTICLE 2 DU PRÉSENT AVENANT
1. Modifications de la liste des actes et
prestations
Les mesures proposées dans cet article ne pourront
s'appliquer, le cas échéant, que sous réserve de la publication
préalable de modifications de la liste citée à l'article L. 162-1-7
du code de la sécurité sociale.
1.1. Dermatologie
Les partenaires conventionnels proposent les
modifications de la liste des actes et prestations suivantes
:
Création d'une majoration pour les « actes d'exérèse de
naevi cellulaires ou de tumeurs cutanées malignes » réalisés en
cabinet, assortie de recommandations sur les conditions
d'exécution.
Le montant de cette majoration est fixé, sous
forme d'un supplément de charge en cabinet, à 10
.
Introduction à la liste d'un acte nouveau orienté vers la
prise en charge de patients ayant des antécédents de lésion maligne
cutanée :
« Dermatoscopie pour surveillance de lésion à haut
risque » (QZQP001), à l'exclusion de : dermatoscopie réalisée au
cours d'une consultation.
Les partenaires conventionnels
fixent le tarif de cet acte à 100 % du tarif cible issu de sa
hiérarchisation.
La hiérarchisation proposée permettrait
d'établir un tarif cible égal à 54,10 .
Cet acte fera l'objet
d'une prise en charge sous conditions (indications...).
1.2. Oto-rhino-laryngologie
Les partenaires conventionnels proposent la mesure
suivante :
Extension de l'application des modificateurs J et
K aux actes de chirurgie otologique (y compris la plastie d'oreilles
décollées), de méatotomie, d'amygdalectomie et d'adénoïdectomie
(ablation des végétations) pour les praticiens concernés.
1.3. Médecine physique et de
réadaptation
Les partenaires conventionnels proposent
l'introduction à la liste des actes et prestations de trois actes
nouveaux orientés vers la prise en charge des malades
polydéficients.
Ces actes sont les suivants :
- «
Analyse métrologique de la posture, de la locomotion et/ou des
gestuelles chez un patient polydéficient » (PEQP002) ;
- «
Analyse instrumentale de la cinématique de la marche » (NKQP001)
;
- « Analyse tridimensionnelle de la marche sur plate-forme
de force » (NKQP003).
Les partenaires conventionnels fixent
les tarifs respectifs de ces actes à 100 % des tarifs cibles issus
de leur hiérarchisation.
La hiérarchisation proposée
permettrait d'établir des tarifs cibles respectivement égaux à
:
- PEQP002 : 65,11 ;
- NKQP001 : 65,11 ;
-
NKQP003 : 156,42 .
Ces actes feront l'objet d'une prise en
charge sous conditions (indications...).
Par ailleurs, les
partenaires conventionnels proposent l'inscription à la liste des
actes d'une majoration pour les consultations de prescription de
certains types d'appareillages de première mise, par les médecins
spécialistes ou qualifiés en médecine physique et réadaptation,
répondant à la définition suivante :
Consultation pour
prescription d'un appareillage de première mise pour :
-
prothèse du membre supérieur (LPP titre II, chapitre VII, section I,
rubrique A) ;
- prothèse du membre inférieur (LPP titre II,
chapitre VII, section II, rubrique A) ;
- orthopédie du tronc
(LPP titre II, chapitre VII, section III, rubrique A, sauf appareils
TR12, TR23, TR24, TR25, TR27, TR59, TR79 du paragraphe 1) ;
-
fauteuil roulant à propulsion par moteur électrique (LPP ; titre IV,
chapitre 1, rubrique B) ;
- fauteuil roulant verticalisateur
(LPP, titre IV, chapitre Ier, rubrique C).
Cette prescription
d'appareillage doit comporter toutes les précisions utiles à sa
bonne exécution et notamment la référence à l'un des appareils
inscrits à la liste des produits et prestations (LPP).
Cette
majoration pour consultation de prescription d'appareillage, MTA,
est cotée pour les patients de seize ans et plus, uniquement dans le
cadre du parcours de soins coordonnés, hors acte de consultant. Elle
n'est donc pas cumulable avec le DA. Elle est en revanche cumulable,
le cas échéant, avec la MCS et la MPC.
Par dérogation, pour
les patients de moins de seize ans, la MTA peut être cotée et
cumulée le cas échéant avec le montant de la MPC applicable pour ces
patients (« MPJ »).
Son montant est fixé à 20 .
1.4. Angéiologie
Les partenaires conventionnels proposent une
modification de la liste des actes et prestations pour les actes
ci-dessous :
- « Séance de sclérose de varice du membre
inférieur, par injection intraveineuse transcutanée sans guidage »
(EJNF002) ;
- « Séance de sclérose de veine du membre
inférieur, par injection intraveineuse transcutanée avec guidage
échographique » (EJNJ001).
Il sera précisé que ces actes
feront l'objet d'une prise en charge sous conditions.
1.5. Endocrinologie
Les partenaires conventionnels proposent la
création d'une majoration pour certaines consultations par un
médecin spécialiste en endocrinologie dans les situations suivantes
en coordination avec le médecin traitant :
1. Diabète
inaugural ou compliqué insulino-dépendant ou
insulino-requérant.
Cette consultation concerne les patients
:
- diabétiques de type 1 :
- lors de la première
consultation après hospitalisation pour acidocétose révélatrice d'un
diabète de type 1 ;
- lors de la première consultation pour
adaptation du protocole d'insulinothérapie dans les suites d'une
affection ayant déstabilisé la maladie ;
- diabétiques de
type 2 insulino-requérant ou devenant insulino-requérant :
-
lors de la première consultation après hospitalisation pour
complication viscérale du diabète ;
- lors de la première
consultation après hospitalisation pour affection intercurrente
ayant déstabilisé la maladie ;
- lors de la ou des
consultations pour mise en oeuvre de l'insulinothérapie chez un
patient non contrôlé par antidiabétiques oraux et mesures
hygiénodiététiques.
Au cours de cette consultation, le
praticien devra notamment :
- recueillir et prendre
connaissance des éléments constituant le dossier médical (histoire
de la maladie, compte-rendu d'hospitalisation, faits nouveaux depuis
la sortie d'hospitalisation ou depuis le dernier contact, approche
de la maladie, comorbidités, examens complémentaires, carnet de
surveillance...) ;
- réaliser une information du patient
centrée sur la maladie et son évolution, l'insulinothérapie,
l'autosurveillance, les mesures hygiéno-diététiques, le suivi à
court et moyen terme du diabète, les interférences médicamenteuses,
les prescriptions ;
- synthétiser le dossier et informer
directement et par courrier le médecin traitant et autres
correspondants ;
- remettre au patient un compte-rendu de
consultation ainsi que des documents pédagogiques.
Cette
majoration est fixée à 10 .
1. Première consultation pour les
endocrinopathies complexes suivantes :
- thyroïdite, maladie
de Basedow ;
- cancer thyroïdien ;
- hypothyroïdie,
nodulaire ou induite par l'iode, avec complications ;
-
pathologie hypothalamo-hypophysaire ;
- pathologie du
métabolisme hydrique ;
- pathologie des glandes surrénales
;
- pathologie des glandes parathyroïdes ;
- tumeur
endocrine de l'ovaire ;
- tumeur endocrine du pancréas
;
- affection pluri-endocrinienne.
Au cours de cette
consultation, le praticien devra notamment :
- recueillir et
prendre connaissance des éléments constituant le dossier médical
;
- réaliser une information du patient centrée sur la
maladie et son évolution, les interférences médicamenteuses, les
prescriptions ;
- synthétiser le dossier et informer
directement et par courrier le médecin traitant et autres
correspondants ;
- remettre au patient un compte-rendu de
consultation.
Cette majoration est fixée à 10 .
2. Progression vers les tarifs cibles de la CCAM
technique
2.1. Oto-rhino-laryngologie
Les partenaires conventionnels conviennent de la
progression vers les tarifs cibles des actes ci-dessous :
- «
audiométrie tonale avec tympanométrie » (CDQP015) ;
- «
audiométrie tonale et vocale avec tympanométrie » (CDQP002)
;
- « endoscopie de la cavité nasale et du rhinopharynx
(cavum), par voie nasale » (GAQE001),
correspondant à une
revalorisation respectivement de 100 %, 66 % et 66 % de l'écart
entre les tarifs actuels de ces actes et leurs tarifs cibles et
permettant d'atteindre des tarifs respectivement fixés à :
-
CDQP015 : 40,81 ;
- CDQP002 : 51,96 ;
- GAQE001 :
30,34 .
2.2. Rhumatologie
Les partenaires conventionnels conviennent de
l'accession aux tarifs cibles des actes ci-dessous :
- «
injection thérapeutique d'agent pharmacologique dans une
articulation ou une bourse séreuse du membre supérieur, par voie
transcutanée sans guidage » (MZLB001) ;
- « injection
thérapeutique d'agent pharmacologique dans une articulation ou une
bourse séreuse du membre inférieur, par voie transcutanée sans
guidage » (NZLB001) ;
- « injection thérapeutique péridurale
d'agent pharmacologique sans guidage » (AFLB007) ;
- «
infiltration thérapeutique d'articulation vertébrale postérieure,
par voie transcutanée sans guidage (LHLB001) ;
- «
infiltration thérapeutique du nerf médian dans le canal carpien »
(AHLB006),
correspondant à une revalorisation de 100 % de
l'écart entre les tarifs actuels de ces actes et leurs tarifs cibles
et permettant d'atteindre des tarifs respectivement fixés à
:
- MZLB001 : 26,13 ;
- NZLB001 : 30,82 ;
-
AFLB007 : 44,90 ;
- LHLB001 : 34,17 ;
- AHLB006 :
29,48 .
2.3. Allergologie
Les partenaires conventionnels conviennent de
l'accession au tarif cible de l'acte ci-dessous :
« Séance
d'injection d'extrait allergénique à concentration donnée pour
désensibilisation spécifique, par voie sous-cutanée »
(FGLB001),
correspondant à une revalorisation de 100 % de
l'écart entre le tarif actuel de cet acte et son tarif cible et
permettant d'atteindre un tarif fixé à 12,34 .
2.4. Angéiologie
Les partenaires conventionnels conviennent de la
progression vers les tarifs cibles des actes ci-dessous :
- «
séance de sclérose de varice du membre inférieur, par injection
intraveineuse transcutanée sans guidage » (EJNF002) ;
- «
séance de sclérose de veine du membre inférieur, par injection
intraveineuse transcutanée avec guidage échographique » (EJNJ001)
comprenant le guidage,
correspondant à une revalorisation de
100 % de l'écart entre les tarifs actuels et les tarifs cibles et
permettant d'atteindre des tarifs respectivement fixés à :
-
EJNF002 : 18,93 ;
- EJNJ001 : 37,46
.
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