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PREFECTURE DE LA REUNION
Saint-Denis, le 25 janvier 2006
EMPC
CLC BOURDIN
02.62.40.76.78
REUNION CHIKUNGUNYA LE 25 JANVIER 2006
RELEVE DE CONCLUSIONS
Sous la présidence de M. CAYREL, préfet de la Réunion, étaient présents :
· M. LACHAUD (Secrétaire général, sous-préfet de Saint-Denis)
· M. COLOMBET (Directeur de cabinet)
· M. VILLENEUVE (Sous-Préfet de Saint-Benoît)
· M. MANCINI (Sous-Préfet de Saint-Paul)
· M. PENSEREAU (Sous-Préfecture de Saint-Paul)
· M. ROGER (Directeur adjoint DRASS)
· M. THIRIA (Ingénieur sanitaire DRASS)
· Docteur LASSALLE (MISP DRASS)
· Monsieur RENAULT (CIRE)
· Mme CHAUSSADE (DRASS)
· Mme MAILLOT (DRASS)
· M DEHECQ (DRASS)
· Docteur VIENNE (Conseil de l’ordre des médecins)
· COL AUTRET (EMPC)
· CLC BOURDIN (EMPC)
· CNE CICHY (EMPC)
· M. GIORDANO (Cabinet)
· Commandant BOUCHERON (SDIS)
· M. CLEMENT (directeur DDSP)
· COL TRITSCH (COMGEND)
· LCL ROUX (Gendarmerie)
· LCL CLAUDE (FAZSOI)
· M. PARISOT (DRIRE)
· M. CHAUPIN (DRIRE)
· M. MERIAU (Conseil régional)
· M. HOAREAU (Conseil régional)
· Mme GILBERT (ARH)
· M. LEBOT (Rectorat)
· M. DE BUDT (Croix-rouge française)
· CBA DELFORGE EMPC
Le Préfet, en présence d’une délégation composée de M. HOUSSIN Didier, directeur général de la santé, de M. BRUCKER Gilles, directeur général de l’institut national de veille sanitaire, et de M. SAMUEL Richard, directeur des affaires politiques, administratives et financières au ministère de l’outre-mer, aborde les points suivants, conformément à l’ordre du jour, joint en annexe :
- Point de situation
- Bilan d’activités
- Plan de communication
- Diverses questions
1 – Point de situation (annexe 1)
Le CIRE :
Le dispositif de surveillance montre ses limites. La tendance est à l’augmentation très sensible avec un changement d’échelle à partir du 22 décembre 2005, le pic de l’épidémie n’étant toujours pas atteint. Le virus apparaît désormais sur la totalité de l’île de la Réunion, y compris dans les bas de la Plaine des Palmistes, de Salazie et de Cilaos. La présence du moustique est désormais constatée jusqu’à 1000m d’altitude mais le foyer de transmission est estimé pour l’instant à une altitude de 500m. Une enquête de la DRASS à ce sujet est en cours. Le point de situation générale est joint en annexe de ce relevé de conclusions.
Le Préfet fait remarquer que cette information ne lui avait pas été préalablement communiquée
L’ARH :
Fait un tour d’horizon des capacités d’hospitalisation :
- Dans l’est, la zone la plus touchée, il est envisagé le maintien à domicile d’hospitalisés.
- Dans le sud, une augmentation de 20% le week-end est constatée. Une solution sous forme de convention est à l’étude avec les cliniques et une future unité de psychiatrie.
- Dans le nord, légère augmentation de l’activité hospitalière sans difficulté majeure.
- Dans l’ouest, il y a peu d’hospitalisations car l’épidémie y est moins élevée et la population plus jeune.
Il existe néanmoins une difficulté relative à la régulation des appels téléphoniques (135 appels par jour). Le taux d’attente avant réponse est d’un quart d’heure, ce qui n’est pas satisfaisant et qui posera difficulté lorsque l’épidémie entrera dans sa phase la plus importante.
Les capacités hospitalières :
Sept jours d’hospitalisation sont nécessaires pour une personne atteinte du virus.
Le Préfet demande donc à la DRASS de mobiliser le réseau associatif, y compris les structures de collectivités locales (CCAS) pour favoriser le retour à domicile des personnes sans les mettre en danger médicalement.
Monsieur BRUCKER précise la nécessité d’éviter le regroupement en un même lieu (maisons de retraite) de personnes âgées.
Monsieur ROGER (DRASS) précise que l’utilisation des capacités d’aide à domicile (soins infirmiers) n’est pas optimale. Les crédits sont disponibles et seules neuf personnes y ont fait appel.
Le rectorat :
Sur 44 établissements ayant répondu à la date d’aujourd’hui sur 112, seuls 15 ont été à ce jour effectivement traités contre le moustique.
Le Préfet précise que les établissements non traités resteront fermés et qu’un report de 8 jours de la rentrée des classes peut être envisagé du fait de l’absence de démoustication. Il demande au rectorat de faire le point des traitements avant la fin de la semaine.
2 – Bilan d’activités (annexe 2)
La lutte antivectorielle (LAV) n’est pas la seule réponse à l’épidémie. Les pluies limitent les temps de traitements. Dix-sept communes sont particulièrement touchées. Une activité particulière est menée sur STE-SUZANNE, STE-MARIE et LA MONTAGNE.
Moyens engagés :
420 personnes sont répartis sur tout le territoire. 722 personnes sont actuellement formées. Seule une partie est engagée :
- la montée en puissance des brigades commandos FAZSOI est effective. Actuellement, deux brigades sont engagées, une brigade supplémentaire le sera le 26/01, une autre le 30/01.
Globalement, entre les brigades communales et les 4 brigades FAZSOI, 12 brigades seront opérationnelles le 13/02.
Le Préfet demande à la DRASS de travailler sur une hypothèse de 20 brigades dans le cadre d’une note relative à une perspective d’évolution du virus.
3 – Plan de communication
Axé sur des messages radios réguliers, des pages dans la presse écrite et des spots télévisés, le plan de communication sera actif pour la première semaine de février. Il sera ciblé sur :
- l’élimination des déchets
- les précautions à prendre
Le directeur de cabinet précise que les éléments relatifs à la lutte contre l’épidémie seront totalement efficaces pour le 14/02.
4 – Remarques diverses
Le Préfet évoque la nécessité d’une réflexion confiée à la DIREN sur l’enlèvement des déchets de manière systématique sur l’ensemble du territoire pendant une semaine par tous les acteurs de la vie réunionnaise.
Le Préfet demande au rectorat en liaison avec la DRASS d’organiser la distribution de documents schématiques de sensibilisation contre l’épidémie par les élèves au profit des familles dès la deuxième semaine de la rentrée.
Le conseil régional propose de mettre à disposition de la DRASS environ 800 personnes (emplois verts) non formées mais encadrées pour participer à la lutte contre l’épidémie. Une réunion entre la DRASS et le conseil régional se tiendra le 26/01 pour en définir les modalités.
Le conseil régional souhaite, de plus, participer scientifiquement à l’éradication du moustique en coordination avec les autorités sanitaires.
La prochaine réunion de la cellule de crise aura lieu vendredi 27 janvier 2006 à 14 heures 30 au COP.
Pour le préfet et par délégation,
Le Sous-préfet, directeur du cabinet
Jean-François COLOMBET