17 janvier 2012
Chères consoeurs, chers confrères,
Je tiens tout d'abord au nom du Conseil départemental de l'ordre des médecins de la Réunion, à vous souhaiter une très bonne année 2012. Qu'elle exauce vos vœux et vous apporte à vous et vos proches, santé, bonheur, prospérité et sérénité!
Cette année verra le renouvellement par moitié des membres de notre conseil, et c'est là une occasion pour tous les médecins de s'engager dans l'action ordinale au service de notre profession.
L'ordre souvent perçu comme une institution désuète, a vocation d'aider nos confrères dans les difficultés qui jalonnent leur parcours professionnel, voire personnel.
La situation économique que nous traversons avec ses répercussions dans le domaine de la santé, est pour les usagers et les médecins source de difficultés essentiellement du fait de manque de moyens, entraînant pour certains un accès difficile aux soins. Le conseil national a fait des propositions afin que nos concitoyens vivants dans des régions sous dotées, puissent avoir accès aux soins, tout en rejetant la loi Vigier dont les mesures contraignantes seraient allées à l'encontre des résultats escomptés.
Cette année voit également la concrétisation, mainte fois remise, du développement professionnel continu, plus connu sous l'appellation DPC. Dans ce domaine également, l'ordre sera fortement impliqué dans l'intérêt de notre profession.
Je profite également de cette occasion pour appeler tous nos confrères à la plus grande prudence dans l'établissement des certificats médicaux, source de contentieux majeure pour le conseil de l'ordre.
Un certificat engage la responsabilité de celui qui l'établit, et doit se contenter de relater les éléments constatés par le médecin sans établir de liens de causalité avec des faits qui lui sont rapportés. C'est un acte médical à part entière et dont la délivrance a une finalité précise pour le demandeur, il doit donc pouvoir être justifié et motivé en fonction de données cliniques fiables et personnellement constatées. De même, des certificats établis à posteriori exposent les médecins à des poursuites pour faux.
La durée de l'ITT repose également sur une définition précise, à savoir l'incapacité fonctionnelle totale liée à l'événement à l'origine de la délivrance du certificat, et ce indépendamment de la qualification pénale liée à sa durée.
Notre exercice voit les difficultés et les contraintes s'accumuler au fil des ans, ce qui n'est pas fait pour encourager nos jeunes confrères à suivre nos pas, et à repeupler les déserts médicaux...
A tous, bonne année !
Le président
Yvan Tcheng