L´Ocde s´inquiète d´une possible pénurie de généralistes
http://www.egora.fr/commun/script/winbreve.asp?newsid=44217&news_ref=139688
Le nombre de médecins en activité dans les 30 pays membres de l´Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) a augmenté de 35% durant la période 1990-2005, indique le document « Eco-Santé 2007 » que vient de publier cette organisation internationale.
Il y aurait aujourd´hui 2,8 millions de praticiens dans les pays membres de l´Ocde dont une majorité sont des spécialistes.
Les effectifs des généralistes n´ont en effet augmenté que de 20% alors que ceux des spécialistes se sont accrus de 50% durant la période étudiée. Le nombre de généralistes n´excède celui des spécialistes qu´en Australie et en Belgique. La France elle se situait en 2005 parmi les pays où les effectifs de généralistes et de spécialistes étaient sensiblement identiques, indique « Eco-Santé 2007 ».
Les experts de l´Ocde soulignent que les différences de rémunération entre ces deux catégories de médecins « expliquent, en partie, l´évolution du rapport spécialistes/généralistes, laquelle laisse craindre une pénurie de généralistes dans plusieurs pays ».
En terme de densité médicale, la moyenne est de 3 médecins pour 1 000 habitants. C´est en Grèce qu´elle est la plus élevée (4 praticiens pour 1 000 habitants) et en Turquie qu´elle est la plus faible (1,5 pour 1 000 habitants). En France, elle est de 3,4 pour 1 000.
Pour l´ensemble de l´Ocde, les dépenses de santé représentent 9 % du PIB (au lieu de 6,9% en 1990). La France arrive en troisième position avec un pourcentage de 11,1% derrière les Etats-Unis (15,3%) et la Suisse (11,6%).
La part publique des dépenses de santé (assurance-maladie Etat) s´élevait en France à 80% en 2005, selon l´OCDE alors que la moyenne pour les états membres est de 73%.
C´est au Luxembourg, en République tchèque et au Royaume-Uni que la part publique des dépenses de santé est la plus forte et en Grèce qu´elle est la plus faible (43%).