CHIKUNGUNYA : SEMIOLOGIE - EPIDEMIE
28 avril 2004
SEMIOLOGIE
La nature et la répartition des principaux symptômes sont stables depuis le début de
l’épidémie. (Source des données : ORS, CIRE)
Dans les cas notifiés par les médecins sentinelles la sémiologie comportait
- De la fièvre (100%)
- Des arthralgies. (100%)
- Les céphalées (74%),
- les myalgies (64%)
- les éruptions cutanées (33%)
Une analyse sémiologique compléte (hépatites, méningo-encéphalites, etc...) est à consulter sur
Médecine Tropicale
EPIDEMIE
La courbe épidémique montre la diminution notable du nombre de cas observée
depuis 4 semaines consécutives durant
lesquelles le nombre hebdomadaire de nouveaux cas s’est toutefois maintenu à un niveau élevé : estimation non définitive de 2700 cas) selon le "Point épidémiologique hebdomadaire pour la semaine du 17 au 23 avril 2006 [Lire] (pdf)
L'épidémie reste donc toujours active.
La dynamique de l’épidémie dépendant en grande partie de la transmission vectorielle, il
convient donc de rester prudent sur les évolutions ultérieures de l’incidence de la maladie.
En cette époque de stabilisation de l’épidémie à un niveau de transmission toujours élevé, il
est important d’insister sur la nécessité de maintenir les actions de prévention contre les
piqûres de moustiques et de ne pas relâcher les efforts individuels et communautaires de
lutte contre les moustiques.
Il est donc nécessaire de rappeler avec force l’importance d’adopter des comportements
individuels de prévention et de protection.
Ces conseils sont particulièrement importants pour les femmes enceintes, notamment en fin
de grossesse, les nourrissons, les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie
chronique ou immunodéprimées ainsi que les personnes atteintes du chikungunya durant la
semaine qui suit l’apparition des symptômes.
Ces mêmes conseils sont également justifiés afin de prévenir le risque d’émergence d’autres
arboviroses transmises par le même vecteur, telles que la dengue.